Une thérapie qui s’adapte à la vie d’expatrié·e

L’expatriation et la santé mentale

L’expatriation est souvent associée à des troubles de l’humeur, du comportement et de l’anxiété. Parfois, ces difficultés sont nouvelles ; parfois, on observe une aggravation de troubles préexistants.

Problèmes courants liés à l’expatriation

L’expatriation (déménager à l’étranger pour vivre, travailler ou étudier) est souvent associée à un stress important. Elle peut déclencher de nouveaux symptômes ou aggraver des troubles psychiques préexistants.

    • Choc culturel / stress d’acculturation (ce n’est pas un diagnostic, mais une expérience fréquente)

    • Trouble de l’adaptation (avec anxiété, humeur dépressive, ou les deux)

    • Signes typiques : détresse liée au déménagement, mal du pays, irritabilité, baisse de fonctionnement au travail ou aux études.

    • Anxiété généralisée (inquiétudes constantes : visa, finances, sécurité, langue, performance)

    • Attaques de panique (parfois déclenchées par des démarches ou situations inconnues ou très stressantes)

    • Anxiété sociale (peur d’être jugé·e à cause de la langue, de l’accent ou des codes culturels)

    • Symptômes dépressifs ou dépression (trouble dépressif majeur)

    • Baisse de motivation, tristesse, perte d’intérêt

    • Facteurs fréquents : isolement, perte de routine, changements d’identité, variations saisonnières ou de luminosité.

    • Insomnie et rythmes de sommeil perturbés (décalage horaire, nouvelles habitudes, travail sur d’autres fuseaux horaires)

    • Fatigue chronique, irritabilité, baisse de concentration

    • Augmentation de la consommation d’alcool ou de cannabis pour gérer la solitude ou le stress

    • Surconsommation de médicaments pour dormir

    • Temps d’écran excessif, jeux vidéo ou autres comportements d’évitement

    • Conflits de couple, solitude du/de la partenaire « suiveur·se »

    • Stress parental (système scolaire, absence de réseau de soutien)

    • Tensions familiales accrues liées aux changements de rôles

    • Si le départ a impliqué danger, persécution ou violence : TSPT (PTSD) ou symptômes post-traumatiques

    • Même une expatriation « choisie » peut réactiver d’anciens traumatismes (instabilité, sentiment de perte)

    • Barrière de la langue, discrimination, décalage culturel

    • Incertitude administrative (visa), pression financière

    • Accès limité à des soins ou à un réseau de soutien familiers

Les défis spécifiques de l’expatriation

  • Choc culturel (même subtil)

  • Isolement et perte du réseau

  • Fatigue liée à la langue

  • Deuil discret (distance, pertes symboliques)

  • Pression de “réussir” l’expatriation

Les défis du retour au pays

  • Choc culturel inversé

  • Décalage identitaire

  • Deuil de la vie d’avant

  • Liens qui ne reprennent pas “comme avant”

  • Ambivalence décisionnelle

En quoi consiste la thérapie pour expatriés

  • Créer un ancrage dans un contexte instable : développer des repères, des routines et des outils de régulation émotionnelle lorsque le quotidien demande plus d’énergie (langue, démarches, codes sociaux).

  • Mettre du sens sur la transition : explorer ce qui a été quitté, ce qui a été gagné, et ce qui a été perdu — sans minimiser l’un ou l’autre.

  • Soutenir le couple et la famille : aider à s’adapter lorsque les rôles bougent, que le stress augmente et que la charge mentale explose (souvent de manière inégale).

  • Travailler l’identité et l’appartenance : questions fréquentes —
    Où est « chez moi » maintenant ? Qui suis-je ici ? Qu’est-ce qui ne « colle » plus ?

  • Avancer de façon concrète : prendre appui sur des situations réelles (travail, parentalité, isolement, conflits, décisions de rester ou de repartir) tout en prenant soin de l’impact émotionnel.

Ce que la thérapie
peut apporter

La thérapie aide à nommer ce qui se passe — et pourquoi c’est si intense — à alléger la charge mentale, et à retrouver du choix, que vous soyez en phase d’installation, de questionnement ou de reconstruction après un retour.